10/05/2009

Chaque femme adore un fasciste

Stase dans l’obscurité

Ensuite le bleu sans substance

se déverse dans le tout ou rien et les distances

 

Dieu est un lionne,

comment de l’un nous poussons

pivot des talons et des genoux ! Le sillon

 

sépare et passe, sœur vers

l’arc brun

du cou que je ne peux saisir

 



Oeil de nègre

baies des crochets d’un rôle obscur—

 

noir et tendre sang plein la bouche,

ombres.

Quelque chose d’autre

 

me traîne au travers de l’air –

fémurs, cheveux;

flocons de mes talons.

 



Blanche

Godiva, je t’épelle –

mains mortes, stringences mortes.



Et maintenant je

suis écume de blé, éclats d’océans.

L’enfant pleure

 

il se fond dans le mur.

Et moi je suis la flèche

la rosée qui vole,

suicidaire, à l’un allant tout droit

dans le rouge

 



Oeil, le chaudron du matin.

3 commentaires:

Ariaga a dit…

Voilà une sentence qui sonne vrai, pas comme les trucs à la EP dont nous rabat les oreilles la pauvre gourde (il lui manque vraiment une case à celle-là)

Jean Dark a dit…

ariagaga, il ne s'agit pas seulement d'une sentence, mais d'une sub-stance d'ex-stase, autrement dit de poésie, mais non point de cette poésie promotionnelle dont tu abreuves le collectif des cauchemars ambulants qui viennent se soulager sur ton blog

Ariaga a dit…

Je m'en fout c'que j'aime c'est que c'est cochon