23/06/2006

Tirer vers la terre un lambeau du ciel

Ces notes sont juste des cailloux disposée dans un jardin miniature dont le sol contient des graines de fruit de la passion. Ce sont des pétales jetés ça et là. Certains sont de couleurs vives, d'autres froissés et fanés. Ils ne forment pas une corolle, encore moins un bouquet. Ce sont des murmures.



Ces notes comme des confidences chuchotées aux gisants pour leur donner l'envie de quitter leur lit de pierre, et d'aller hanter le lieu de l'amour.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

O le jardin miniature, c'est mignon!

Anonyme a dit…

oui mais ....

C'est un jardin extraordinaire:
Il y a des canards qui parlent anglais
Je leur donne du pain, ils remuent leur derrière
En me disant « Thank you very much, Monsieur Trenet »
On y voit aussi des statues
Qui se tiennent tranquilles tout le jour, dit-on
Mais moi, je sais que, dès la nuit venue,
Elles s'en vont danser sur le gazon
Papa, c'est un jardin extraordinaire:
Il y a des oiseaux qui tiennent un buffet
Ils vendent du grain, des petits morceaux de gruyère
Comme clients ils ont Monsieur le maire et le Sous-Préfet

Il fallait bien trouver, dans cette grande ville maussade
Où les touristes s'ennuient au fond de leurs autocars,
Il fallait bien trouver un lieu pour la promenade
J'avoue que ce samedi-là je suis entré par hasard...
Dans, dans, dans...

Un jardin extraordinaire,
Loin des noirs buildings et des passages cloutés
Y avait un bal qu' donnaient des primevères
Dans un coin de verdure, les petites grenouilles chantaient
Une chanson pour saluer la lune
Dès que celle-ci parut, toute rose d'émotion,
Elles entonnèrent, je crois, la valse brune
Une vieille chouette me dit: « Quelle distraction ! »
Maman, dans ce jardin extraordinaire,
Je vis soudain passer la plus belle des filles
Elle vint près de moi, et là me dit sans manières:
« Vous me plaisez beaucoup, j'aime les hommes dont les yeux brillent ! »

Il fallait bien trouver, dans cette grande ville perverse,
Une gentille amourette, un petit flirt de vingt ans
Qui me fasse oublier que l'amour est un commerce
Dans les bars de la cité,
Oui, mais oui mais pas dans...
Dans, dans, dans...

Mon jardin extraordinaire
Un ange du Bizarre, un agent nous dit:
« Etendez-vous sur la verte bruyère,
Je vous jouerai du luth pendant que vous serez réunis »
Cet agent était un grand poète
Mais nous préférions, Artémise et moi,
La douceur d'une couchette secrète
Qu'elle me fit découvrir au fond du bois
Poir ceux qui veulent savoir où le jardin se trouve,
Il est, vous le voyez, au coeur de ma chanson
J'y vole parfois quand un chagrin m'éprouve
Il suffit pour ça d'un peu d'imagination !
Il suffit pour ça d'un peu d'imagination !
Il suffit pour ça d'un peu d'imagination !