20/04/2007

B -Atitudes

Mon nom est Gröll. Gottfried Gröll. Je penche.
Mon nom est vide à l’intérieur mais
cercle. Il y a tant et tant
qu’on peut fuir et revenir les organes
bien en mains et subtiles.
Les oiseaux c’est moi et moi avec du souffle.
Les plumes je ne sais pas. Il y a des choses
que j’ignore tellement je suis. J’ai vu
tourner mais pourquoi ? Et cela ne me fait
rien. Car Gröll connaît les lettres A et A
et T aussi et aussi le monde de l’impératif.


2


Le jour de ma naissance est venu. Par surprise
le jour de ma venue mais après.
Il faut bien voir sa naissance pour être
sûr et ne pas risquer. C’est de l’économie.
La naissance a lieu le jour de vie avec un pli.
Elle remonte à la surface. C’est 181 qui parle.
Les autres existants sont compris sous 99.
Gröll se souvient de petit mais pas tout.
Les barbituriques sont finalement.
Surtout le soir. Loin maintenant tout
se tient dans l’avenir et surtout.


3

Dieu me chie dans les bottes et alors ?
Gröll n’est pas parallèle. Mes pensées
c’est du café avec un peu d’électricité
sous la forme d’un triangle équilatéral
dont un côté est vertical et l’autre horizontal.
Gröll est composé de trois points : la nuque
la nuque et la nuque. Il possède un dos
et un ventre et ce ventre a sept ventres
plus un. La discussion de cette question
est ainsi. Lorsqu’on retranche 12
il reste peut-être et c’est bon.



4

Marcher sur l’eau n’est pas. Ni
regarder. Il faut et il faut pour voir
un sourire et puis aussi.
Gröll attend Gröll mais ne vient
pas. Il chante dessus et autour
et fume une durée avec des couleurs.
Gröll poursuit Gröll sans le reconnaître.
Sa peur de devenir une table sans teint
car il grouille de formules mathématiques.
Si on prend un arbre il faut bien
admettre que c’est un mauvais exemple.



5

Gröll va voir l’océan de mer.
Il regarde le bleu qui intercède entre lui
sans faille. Du bleu compact qui
tranche et qui. J’aime respirer l’odeur
et sentir. Les poissons c’est de l’eau
concentrée qui danse. Les poissons
se tiennent dans le bleu très bien.
Ils savent parler vent. Je suis télépathe
avec les couleurs. Les sons c’est moins.
C’est comme du verre sinon rien
et puis c’est pire.




6

Le froid c’est la dent qui sait.
Quand il pleut il y a peu d’espace entre les jours.
Le ciel est très bas et en face on range
les arbres quelque chose. Si c’est le vent
on s’enroule. Il n’y a pas de mystère
quand c’est rouge rouge tout est clair.
Le ciel violet c’est Gröll qui caresse
avec les doigts plus épais qu’une éponge.
Les lettres ne font que chiffrer
les degrés de la hiérarchie de l’être
et pourtant non.



7

Les animaux poussent dans la sueur.
Ils ont tendance à prendre de l’embonpoint.
La souffrance des animaux est blanche et rouge.
Elle ressemble à la nôtre en tous points sauf
au centre. Là se trouve une bulle qui. Se fige.
Les animaux ne se plaignent pas. Surtout
les chiens. Ils pénètrent dans l’air avec leur forme
et n’en ressortent pas avant la fin qui est
une multitude ou presque. Alors survient alors.
Certains disent qu’il y a un rapport
mais Gröll n’y voit que du feu.



8

Les hommes il a des restes de reptiles dans le sang.
A l’angle de la tête on trouve l’épine qui est
aussi appelé l’esprit. La chair c’est un essai
de peau au ras des os. Les écailles on les met
où on peut autour des oreilles et ailleurs.
Les hommes ils ont le nez bien en bouche
juste au-dessus de la clavicule sud.
Celle qu’on rase avec le marteau à pointes.
Entre genoux et poumons il y a quoi.
Tout ça bien sûr c’est tombé du ciel
avec une petite gousse d’étoile pygmée.



9

Après la mort il y a une olive au centre
d’une pizza. Il faut faire attention au gruyère
fondu si on veut rentrer et se retrouver.
J’y ai donné rendez-vous à un ami
mais personne ne sait qui arrivera le premier.
A l’enterrement les gens pleurent
ce qui n’est pas un mal du point de vue.
Pourtant la mort pourtant c’est juste de l’usure.
Il suffit de rire et de. Voilà tout. Gröll lui n’a pas
peur car il est légèrement strabisme et porte
des chaussures jusqu’au bout des orteils.



10

Quelle violence assez le monde par ici.
En France il y a du gras c’est pour ça.
Moi je regarde par la fenêtre et j’aspire.
Je viens d’un souvent qui n’est pas neutre.
C’est le mieux. Il y aurait beaucoup à dire
des indigènes d’ici. Gröll trouve qu’ils ont
la fatigue sans aucune majesté et puis c’est tout.
Sur les trottoirs on voit des crottes et des figures
et parfois tout se mélange parfois. Voilà qui
ressemble à du pâté de tête qui pousse.
Ou du chiendent. C’est cochon comme cochon.



11

Les gens prennent svt les idiots pour des idiots
ou pts d’interrogation. C’est une façon de voir
les choses qui est imperméable et technique
et surtout. L’idiot en fait est un placenta qui pense.
Juste il ralenti le rythme pour être plus près
et plus près. Gröll n’est pas idiot. Ses pensées
il les range bien soigneusement dans une boîte
puis compose le numéro téléphonique du temps.
Gröll pense qu’il pourrait animer un jeu TV.
Ou bien danser avec Madonna une partie
de ping-pong en forme de bierre.



12

La Terre est notre grille-pain.
Les nuages n’ont rien à voir avec la pluie.
Les nuages sont roulement de tambour
et voilà. L’horizon on le tartine de goudron
et on ajoute des pierres et des briques.
Dans certains coins le vent soulève
le paysage et le découpe en tableaux.
On dirait des photos avec de la lumière
de la lumière créaturelle qui bouge.
La lumière est à l’opposé du noir.
Elle n’a pas de respiration dans l’espace.



13

Le lundi c’est certains jours.
Il y a aussi mercredi et jeudi.
D’autres jours c’est dimanche que faire.
Alors on marche. Il s’agit de décoller
les pieds du sol. Parfois c’est un peu pénible
et un peu parfois. Mais il arrive aussi qu’on
se laisse glisser. Certains appellent ça le ski.
Marcher ce n’est pas dur c’est même là qu’on
trouve les meilleurs couteaux. Quand on y songe.
Un jour on pourra se déplacer à l’aide du crabe
qui se situe entre les jambes droites.



14

Quand je me réveille je regarde ma tête
et je la trouve. Ensuite il y a ensuite et puis
tartines et confitures. Sans oublier le thé.
Pour peigner ses dents Gröll utilise une brosse.
Il se lave le besoin sexuel par des vomissements de nez.
Gröll n’a jamais pris la forme d’une chaise ou d’un lit
pourtant parfois on s’assoit sur moi et c’est bouse.
Il se peut que je m’énerve mais je suis très patient.
Car je crois que je ne suis pas encore mort.
A la fin il s’habille en pantalon conformément à l’usage d’ici.
S’il fait beau je sors de chez moi tout en longueur.

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